Le mariage pour personne !

Voilà bien la seule position digne.
Qu’est-ce donc que tous ces gens qui nous emmerdent à s’agiter pour ou contre le « mariage gay » comme si ça avait une quelconque importance ? Ça va changer quoi à l’ignoble pestilence de cette société-là ?
Bien entendu, on ne comprend rien à cette affaire si l’on ne voit pas qu’elle vise d’abord à entretenir l’illusion – nécessaire, ô combien nécessaire à la fiction démocratique – que « la gauche » et « la droite », c’est pas pareil ma bonne dame, qu’ils défendent des projets de société complètement différents. Le mariage gay ou le grand vacarme organisé sur un point de détail insignifiant qui permet de mettre sous silence qu’il n’y a rien d’essentiel qui sépare « la gauche » et « la droite », que ces deux camps fictifs défendent le même monde, les mêmes valeurs, les mêmes injustices. Le mariage gay ou l’attrape-nigaud qui voudrait nous faire que « la gauche » est le camp du progrès, de l’humanisme, de l’égalité, de la tolérance.
Le camp des « anti » pointe le danger de la marchandisation de l’enfant, avec la PMA et la GPA. Comme si cette marchandisation n’existait pas déjà, comme si nous n’étions pas déjà tous des marchandises, tous éduqués et façonnés à n’être rien d’autre qu’une marchandise. La PMA et la GPA ne sont que l’approfondissement logique de la marchandisation du monde et des êtres. On ne peut pas à la fois accepter la marchandisation du monde et la récuser quand cela nous arrange.

Qu’est-ce que cela va changer fondamentalement que quelques-uns de « nos enfants », comme ils disent, puissent être élevés par des couples homosexuels ? La vraie question n’est-elle pas celle du monde dans lequel on compte les faire grandir et que l’on compte leur confier ? N’y a-t-il pas lieu plutôt de s’attaquer aux vrais ennemis de nos enfants, telles la télé, la publicité et l’école qui ont bien plus d’influences sur eux que les parents et qui les conditionnent au point d’en faire de parfaits abrutis ? Bref n’y a-t-il pas lieu de s’interroger sur l’éducation à leur apporter, sur les conditions de leur épanouissement ? Hélas il semble bien qu’ils soient tout à fait incapables de se poser ces questions, ces acceptants, ces soumis, ces lâches à la recherche d’une bonne conscience, trop heureux de pouvoir polémiquer sur la couleur du papier peint alors que la maison brûle.


Les types de gôôche sont peut-être encore pires, eux qui réclament à tout bout de champ « le mariage pour tous ! », comme ils réclament par ailleurs « le travail pour tous ! », considérant que cela constitue une priorité et un authentique progrès d’étendre à tous ces écœurantes servitudes !
Le vrai progrès, pour nous, ce serait plutôt d’exiger sur-le-champ leur abolition, et d’organiser les subséquentes désertions. 

De l’extrême-gauche à l’extrême-droite, la statopathie a atteint un stade proprement effrayant. On ne peut plus vivre cinq minutes, on ne peut plus rien décider sans réclamer l’assistance respiratoire et spirituelle de l’Etat. L’Etat peut, que dis-je, doit tout faire ! Hors de l’Etat, point de salut !
Sérieusement, est-il à ce point vital que l’Etat et ses ramassis de sinistres larbins municipaux apportent leur « reconnaissance » à « nos amours » ? Vous êtes vous un jour posé la question ?
Nous sommes plutôt d’avis qu’il se tienne très très loin de nos amours, l’Etat. Moins nous verrons sa sale gueule de fouineur, mieux nous nous porterons. Nous ne voyons pas très bien quel plaisir, et encore moins quel honneur, nous pourrions prendre à célébrer notre amour, qui ne le regarde pas, entre ses murs sinistres. La salle des mariages d’une mairie, pour ce qu’elle symbolise, ne nous est pas moins antipathique qu’une prison ou une agence Pole emploi. Nous ne saurions nous déshonorer à réclamer la protection d’une loi qui organise par ailleurs notre malheur et celui de nos prochains.
L’enjeu n’est certainement pas de mendier éternellement à l’Ogre susnommé et à ses multiples larbins le droit de vivre un peu plus selon nos convenances, mais de nous organiser immédiatement en vue de nous passer de ses permissions et de mener la vie comme nous l’entendons.
Plutôt la clandestinité que la moindre de ses « reconnaissances ».

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