Pas de transition énergétique sans sortie du nucléaire !

badgenonmerci

« Nucléaire ou transition énergétique : un choix s’impose

Les centrales nucléaires françaises ont été conçues pour fonctionner environ 30 ans. Mais EDF veut prolonger leur fonctionnement à 50, voire 60 ans, au mépris des risques. Pour cela, EDF envisage un énorme programme de travaux qui n’empêcheront pas le vieillissement inéluctable des réacteurs.

Un choix s’impose aujourd’hui : soit engloutir des milliards d’euros dans ce rafistolage aussi coûteux que dangereux, soit investir ces sommes dès maintenant dans une véritable transition énergétique (économies d’énergie et énergies renouvelables) et commencer par fermer dès maintenant les réacteurs les plus vieux.

Ne laissons pas l’industrie nucléaire faire la loi sur la transition énergétique !

Cet été, le gouvernement a présenté un projet de « loi de transition énergétique pour la croissance verte » qui est débattu au Parlement du 1er au 11 octobre 2014.

Censé permettre une véritable transition et une réduction de la part du nucléaire, ce projet de loi, en l’état actuel, laisse les clefs de la politique énergétique française à EDF, rien n’étant prévu pour l’obliger à fermer ses centrales vieillissantes.

Ne laissons pas EDF écrire sa loi du nucléaire !

Ce que nous exigeons :

– l’arrêt immédiat des réacteurs qui ont dépassé les 30 ans de fonctionnement
– l’arrêt définitif du programme EPR et de tout projet de renouvellement du parc nucléaire
– l’adoption d’un objectif impératif de réduction de 20 % de la consommation finale d’électricité à l’horizon 2025
– la reprise en main effective, par le Gouvernement et le Parlement, de la politique énergétique du pays et la possibilité, pour l’exécutif, de décider l’arrêt de réacteurs pour des raisons de politique énergétique »

Signer la pétition initiée par le réseau « Sortir du nucléaire »

******

Neuf raisons de sortir du nucléaire :

1 Danger accidentel

En quelques décennies, 5 réacteurs nucléaires ont connu un accident nucléaire majeur : c’est 300 fois plus que les prédictions de l’industrie nucléaire.

Selon André-Claude Lacoste, président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire : « Personne ne peut garantir qu’il n’y  aura jamais en France un accident nucléaire. »

Nos réacteurs nucléaires ont été conçus pour fonctionner 30 ans. Plus d’une vingtaine ont déjà dépassé cette durée
et l’État a décidé de les prolonger 10 ans de plus. Pourtant « les accidents graves n’ont pas été considérés lors de leur conception », selon l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire…

Entre 1986 et 2004, Tchernobyl a causé 1 million de morts selon une étude approfondie de la littérature scientifique internationale, publiée par l’Académie des Sciences de New York.

Les autorités japonaises ont reconnu officiellement que 30 000 km2, soit 8 % du pays, sont contaminés. Et en réalité ?

Les sites nucléaires sont vulnérables à des attentats de type « 11 Septembre » et à des attaques informatiques. Ils sont très mal protégés : de simples activistes non-violents parviennent à s’y introduire.

2 Dépendance énergétique

100 % de l’uranium utilisé par les réacteurs français est importé, exactement comme le pétrole.

Au rythme actuel de consommation du parc nucléaire mondial, les réserves d’uranium exploitables seront épuisées dans 60 ans.

Chaque hiver, la France importe massivement de l’électricité depuis l’Allemagne… qui, elle, est en train de sortir du nucléaire.

3,5 millions de ménages français sont en situation de précarité énergétique.

L’électricité nucléaire est produite en seulement 19 points du territoire français. Ultra-centralisé, le réseau électrique est vulnérable à des pannes massives.

3 Dégradation du climat

Selon l’Agence Internationale de l’Énergie, une relance massive du nucléaire au niveau mondial ne pourrait contribuer au maximum qu’à 4 % de l’effort de réduction des gaz à effet de serre.

À investissement égal, l’efficacité énergétique et certaines énergies renouvelables sont jusqu’à 11 fois plus performantes que le nucléaire pour réduire les gaz à effet de serre.

En accaparant des dizaines de milliards d’euros de subventions et d’investissements publics, le nucléaire prive de financements les vraies solutions contre le changement climatique.

C’est dès à présent, de façon pressante et bien avant 2050, qu’il faut réduire drastiquement les émissions mondiales de CO2. Or il faut 10 ans pour construire un seul réacteur nucléaire…

Les réacteurs sont très vulnérables aux sécheresses et aux inondations. Un quart du parc nucléaire français a dû être arrêté en 2003 à cause de la canicule estivale, et Bordeaux a failli être évacuée suite à l’inondation de la centrale du Blayais lors de la tempête de 1999. Nous avons déjà fort à faire pour lutter contre la dégradation du climat, ne rajoutons pas de nouveaux accidents nucléaires !

4 Déchets radioactifs

1200 tonnes de déchets radioactifs sont produits chaque année par les réacteurs nucléaires français. Certains resteront dangereux pendant des millions d’années.

Les déchets nucléaires ne sont pas recyclables. Historiquement, les combustibles usés ont été retraités uniquement pour récupérer le plutonium afin de fabriquer des bombes H ! Les usines de « retraitement » de La Hague ne réduisent pas la quantité de déchets radioactifs : elles l’augmentent.

Le plutonium reste radioactif pendant 234 900 ans. En respirer un millionième de gramme suffit à déclencher un cancer du poumon.

Plus de 200 millions de tonnes de déchets radioactifs liés à l’exploitation minière passée et à la fabrication du combustible sont dispersées en France.

Selon Claude Allègre, ex-directeur du Bureau de Recherche Géologique et Minière : « Enfouir en profondeur des
déchets radioactifs, c’est prendre le risque de les voir se disperser et contaminer le sous-sol. »

5 Déni de démocratie

À coups de millions d’euros, le gouvernement et le lobby nucléaire se livrent à une véritable « corruption légale » pour s’assurer le soutien des élus des zones pressenties pour implanter des sites nucléaires.

Les transports de déchets nucléaires traversent de nombreuses villes… dont même les maires et les services de sécurité ne sont pas informés !

Le développement massif du parc nucléaire français a été lancé en 1974 sans que les citoyens ni les députés ne soient consultés.

Sondage après sondage, les Français se déclarent en majorité favorables à la sortie du nucléaire. Et pourtant… nous y sommes toujours !

6 Destruction massive

Selon Mohammed El-Baradei, ex-directeur de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique : « Tout pays a le droit
d’enrichir l’uranium s’il annonce que c’est pour la production d’électricité. Or l’enrichissement est un programme militaire latent. »

Selon Al Gore, ex-Vice-Président des États-Unis : « Au cours des huit années que j’ai passées à la Maison Blanche, tous les problèmes de prolifération des armes nucléaires auxquels nous avons été confrontés étaient liés à un programme nucléaire civil. »

À cause du « retraitement » des combustibles, 82 tonnes de plutonium sont stockées à La Hague. Il suffit de quelques kilos pour fabriquer une bombe H.

En cas de guerre, les centrales nucléaires seraient de véritables bombes pré-déployées et prêtes à exploser sur notre territoire.

7 Déficit commercial

En 60 ans, la France a construit 70 réacteurs nucléaires sur son sol, mais n’a réussi à en exporter que onze…

Areva n’a toujours pas achevé un seul des 4 réacteurs EPR en chantier dans le monde. Le plus avancé, en construction à Olkiluoto (Finlande), accuse 4 ans de retard et 3 milliards de surcoût… qui seront couverts par le contribuable français !

Tous les réacteurs français utilisent la technologie « à eau sous pression », sous licence de l’industriel américain Westinghouse.

Areva ne maîtrise pas la technologie de centrifugation utilisée pour enrichir l’uranium dans sa nouvelle usine George Besse II au Tricastin : elle a acheté une « boîte noire » au consortium anglo-néerlandais Urenco.

98 % des contrats de retraitement de combustibles étrangers à La Hague sont arrivés à terme. Il est peu probable
que de nouveaux contrats soient signés à l’avenir…

8 Dommages sanitaires

Il y a 2 fois plus de leucémies infantiles dans un rayon de 5 km autour des centrales.

Les mines d’uranium contaminent l’environnement et la population au Niger, au Kazakhstan, en Australie, au Canada, …

Les travailleurs du nucléaire ne bénéficient pas d’un suivi médical suffisant, et leurs maladies professionnelles ne sont ni reconnues ni indemnisées.

9 Dépenses astronomiques

La surconsommation électrique est particulièrement importante en France : un ménage français consomme ainsi 34 % de plus qu’un ménage allemand ! Malgré un prix unitaire du kWh artificiellement bas, nos factures électriques sont donc plus élevées que celles de la plupart des européens. Et une augmentation de 30 % du prix du kWh est programmée d’ici 2016…

Selon François Roussely, ex-PDG d’EDF : « C’est au contribuable de payer la recherche et le développement du
nucléaire, sinon le kWh d’électricité nucléaire ne serait plus compétitif. »

Au fil des décennies, les coûts de construction, d’exploitation et de maintenance des réacteurs nucléaires ne cessent d’augmenter. Un nouveau réacteur coûte aujourd’hui près de 5 fois plus qu’il y a 25 ans…

Le coût de construction du réacteur EPR en chantier à Flamanville est déjà passé de 3 à 8,5 milliards d’euros… et sa construction est loin d’être terminée.

Plus de 200 milliards d’euros : c’est ce qu’a déjà coûté le parc nucléaire français selon la Cour des Comptes. Les coûts futurs sont extrêmement incertains, mais se monteraient au minimum à 135 milliards… sans compter la construction de réacteurs pour remplacer ceux qui arrivent en fin de vie.

Selon l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, une catastrophe nucléaire comme Fukushima ou Tchernobyl coûte de 600 à 1 000 milliards d’euros. Or, en cas d’accident, EDF n’est assuré qu’à hauteur de… 92 millions !

Source : http://www.sortirdunucleaire.org/spip.php?page=Une-France-sans-nucleaire-ca-marche

******

Les solutions pour sortir du nucléaire :

1) La sobriété …

Reconsidérons nos consommations d’énergie à l’échelle sociale et individuelle. Privilégions les plus utiles, restreignons ou supprimons celles qui sont inutiles ou nuisibles.

2) L’ efficacité …

Mettons en œuvre les techniques les moins énergivores pour fournir un service donné. Investir pour économiser 1 kWh revient jusqu’à 10 fois moins cher que de le produire !

3) Les renouvelables
et la cogénération …

Transformons notre système énergétique centralisé, nucléarisé et « fossilisé » en un système décentralisé, basé sur les énergies renouvelables et sur la cogénération de chaleur et d’électricité.

Plus de détails ici :

http://www.sortirdunucleaire.org/spip.php?page=Une-France-sans-nucleaire-ca-marche

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s