Les véritables causes de la « dette publique »

Cette vidéo explique avec pédagogie le fonctionnement méconnu de la monnaie et dévoile avec lui les véritables causes de la dite dette publique – cette fameuse dette publique avec laquelle nos gouvernants se plaisent tant à effrayer et culpabiliser le citoyen lambda pour le mettre au pas et lui faire admettre maints sacrifices et maintes régressions.

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La « dette publique » : une escroquerie caractérisée

Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, le niveau actuel de la dette publique n’est pas dû à des dépenses excessives ou à une trop « généreuse » politique sociale mais à un choix délibéré de l’Etat, depuis les années 1970, de se déposséder de son droit d’émettre la monnaie – autrement dit de renoncer à emprunter gratuitement auprès de sa banque centrale et de s’obliger dès lors à emprunter avec intérêts aux banques privées.

C’est parce que l’Etat français paye des intérêts qu’il pourrait se passer de payer que nous sommes confrontés depuis lors à cette pharamineuse « dette publique ». C’est parce que nos gouvernants ont fait le choix d’engraisser les banques privées que nous en sommes là.

Notre système monétaire : un instrument de domination et d’extorsion au profit des banques privées

Plus globalement, derrière le problème de la « dette publique » se cache le fonctionnement scandaleux de notre système monétaire. Un fonctionnement si injuste, si contraire au bien commun qu’il devrait être rejeté par la population… si tant qu’elle était mise au courant. « Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin » disait  Henry Ford. Il est scandaleux et injuste parce qu’il confie le privilège de créer la monnaie aux banques privées.

« Qui crée la monnaie ? » Poser cette question est centrale car celui qui dispose du privilège de créer de la monnaie dispose d’un pouvoir exorbitant. Et contrairement à ce que l’on croit, ici en France comme dans la plupart des pays occidentaux, ce n’est pas l’Etat ni les banques centrales qui créent la monnaie mais uniquement les banques privées. Nous avons donné un pouvoir énorme à des banques privées dont l’objectif n’est pas de servir l’intérêt général mais de s’enrichir – ce qui subordonne logiquement l’intérêt général aux intérêts particuliers des banquiers, et ne peut pas manquer d’exacerber la dictature du profit et son cortège de pillages, de violences, d’inégalités, d’injustices, de misère. « Donnez-moi le droit d’émettre et de contrôler l’argent d’une Nation, et alors peu m’importe qui fait ses lois » déclarait déjà Mayer Amschel Rothschild, le fondateur de la maison banquière éponyme. Indéniablement notre système monétaire constitue aujourd’hui un instrument de domination et d’extorsion massive des fruits de notre travail au profit des banques privées.

L’incroyable mécanisme de la création monétaire

Comment la monnaie est-elle créée ? Les banques privées créent la monnaie ex nihilo, c’est-à-dire à partir de rien, à l’instant où elles consentent à prêter de l’argent à un particulier ou une entreprise. Autrement dit : l’argent que vous prête une banque – et qu’elle vous demande de rembourser avec des intérêts ! – ne provient pas d’une réserve réelle d’argent, contrairement à ce que l’on croit, mais d’un simple jeu d’écriture. Autrement dit : toute monnaie en circulation est une dette sur laquelle les banques privées exigent et empochent un intérêt. Maurice Allais, prix Nobel d’économie, n’hésitait pas à considérer cette pratique comme du faux-monnayage légalisé. Ce mécanisme aux mains des seuls banquiers et sans garde-fous majeurs implique mécaniquement pour eux des profits et des usurpations gigantesques et pour l’écrasante majorité des individus le fardeau de l’endettement. Ce qui accroît pour ces derniers la rareté, et donc développe et exaspère l’obsession de l’argent, de la survie, et donc aggrave la guerre de tous contre tous et les inégalités entre les riches et les pauvres. Ce qui incite ou contraint, si tant est qu’il y en ait besoin, les propriétaires d’entreprises à rechercher perpétuellement le maximum de profit et ce quel qu’en soit le prix humain et environnemental (d’où cette religion de la croissance). Ce qui force la masse des gens à s’enrôler toujours plus docilement dans des emplois absurdes, nuisibles à eux-mêmes comme au bien commun, mais aussi à accepter tous les sacrifices que leurs créanciers exigent d’eux tels que le démantèlement de services publics ou le report de l’âge du départ à la retraite (il n’est pas exagéré de parler d’esclavage par la dette…). Des conséquences qui vont bien au-delà de nos frontières nationales et expliquent en partie l’acharnement des pays occidentaux à opprimer, piller et saccager les pays du Sud…

 

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« Les Français, comme tous les peuples dont les gouvernants ont abandonné la souveraineté monétaire, ne peuvent plus créer leur propre monnaie. Pour avoir de la monnaie, ils sont obligés de s’endetter. S’ils ne le faisaient pas, il n’y aurait pas de monnaie, et donc aucun échange possible hors du troc.
La monnaie que nous utilisons tous les jours pour faire fonctionner le commerce, l’industrie, la fonction publique, et tout le reste, toute la monnaie du monde est créée, produite, et injectée dans l’économie exclusivement au moyen des crédits bancaires que les banques accordent aux particuliers, aux entreprises et aux États.
Cet argent est créé par le système de la comptabilité en partie double, c’est à dire par une écriture comptable dans les comptes des banques. Aucun épargnant n’est concerné, aucun État n’intervient.
Personne ne crée de la monnaie, à part le secteur bancaire par ce système d’attribution des crédits.
La monnaie est ainsi assortie obligatoirement d’une dette en parallèle, donc, à chaque fois que de la monnaie arrive dans le circuit économique, la dette augmente.
Les intérêts de la dette sont donc en réalité des intérêts sur la monnaie.
Le gouvernement est dans l’incapacité absolue de réinjecter de la monnaie dans l’économie pour combattre la crise ou le chômage car
La monnaie c’est la dette ; et la dette, c’est la monnaie.
Si l’on essaye de réduire l’endettement (par exemple en appliquant des mesures d’austérité), la quantité de monnaie en circulation diminue, ce qui diminue l’activité économique, commerciale et industrielle, ce qui cause des licenciements.
Le système ne peut perdurer que s’il est en croissance, ce qui permet de payer les intérêts sur la monnaie.
Si le système ralentit, il devient impossible de payer les intérêts, et tout le monde se retrouve en faillite : les particuliers, les entreprises, et les États !
La dette n’est donc pas seulement un problème de dépense excessive, loin de là. La dette est d’abord un problème de conception monétaire.
La terre s’épuise, nous sommes obligés d’hypothéquer l’avenir de nos enfants, nous laissons nos frères mourir de faim, et nous ne savons pas pourquoi !
Nous ne pourrons pas sortir de la situation abracadabrante où nous sommes tant que nous ne comprendrons pas que c’est le processus de création de monnaie qui est vicié à la base. »

Gérard Foucher (source)

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Plus d’informations sur le fonctionnement de notre système monétaire et les solutions à y apporter sur le site Comprendre l’argent (on conseille notamment la lecture de leur livret explicatif)

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