Le diesel tue !

https://vimeo.com/81051416

« Diesel : la dangereuse exception française », une enquête de Cash Investigation

« Près des trois quarts des voitures neuves en France sont équipées de moteur Diesel. C’est un record mondial. L’Organisation Mondiale de la Santé pointe l’effet cancérigène des gaz d’échappement des Diesel. Pourtant, dans l’Hexagone, cette situation n’est pas prête d’être remise en question, même si la pollution de l’air provoque plus de 40 000 décès prématurés chaque année. Enquête sur les raisons de cette exception française, alors que des normes de pollution sont de plus en plus strictes. Comment les constructeurs tricolores ont pu investir dans la technologie du Diesel, avec la bénédiction de l’Etat, en dépit des avertissements et des dangers sanitaires ? »

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L’histoire sidérante et tragique de la Françafrique

« Françafrique », un documentaire en deux parties de Patrick Benquet :

Première partie : « La raison d’Etat » (Suite)

Seconde partie : « L’argent-roi » (Suite)

« En 1960, les quatorze colonies françaises d’Afrique noire deviennent indépendantes. Le général de Gaulle confie à Jacques Foccart la mise en place d’un système qu’on appellera la Françafrique et qui vise à garder, par tous les moyens légaux et illégaux, le contrôle de nos anciennes colonies.

50 ans plus tard, ce système perdure. Pour la première fois, des hommes en charge des plus hautes responsabilités officielles ou officieuses durant ces cinquante dernières années, révèlent l’histoire tumultueuse d’un monde secret où, en dehors de tout contrôle parlementaire ou gouvernemental, tous les coups sont permis. »

Les causes occultées de la « crise des migrants » : pillage de l’Afrique et guerres néocoloniales

Par Saïd Bouamama

[article écrit en mars dernier sous le titre « Le mur meurtrier de la Méditerranée : L’assassinat institutionnel de masse de l’Union européenne ». Le nombre de migrants morts en mer s’est encore accru par rapport à l’année dernière…]

3419 migrants sont morts en 2014 en tentant de traverser la Méditerranée selon l’agence de Nations-Unies pour les réfugiés(1) . Ce chiffre macabre fait de la Méditerranée la frontière la plus meurtrière, le nombre total de décès pour le monde entier étant de 4272. Sur une durée plus longue ce sont plus de 20 000 migrants qui ont perdu la vie depuis l’an 2000. La tendance est de surcroît à une hausse permanente, l’année 2014 ayant battu tous les records en laissant loin derrière le précédent pic qui était de 1500 décès en 2011. Les discours politiques et médiatiques construisent chaque nouveau drame comme des catastrophes imprévisibles sur lesquelles les gouvernements européens n’auraient aucune prise et aucune responsabilité. Le discours de la catastrophe cache un processus d’assassinat de masse de l’Union Européenne.

Les angles morts sur les causes structurelles

Le premier angle mort des discours politiques et médiatiques est celui des causes économiques poussant des dizaines de milliers d’Africains à risquer leurs vies dans des traversées qu’ils savent meurtrières. Depuis les indépendances politiques de la décennie 60, d’autres mécanismes que l’occupation militaire directe sont venus prendre le relais pour assurer la reproduction du « pacte colonial » c’est-à-dire la construction des économies africaines selon les besoins de l’Europe et non selon les besoins des peuples africains. Sans être exhaustif rappelons quelques-uns de ces mécanismes.

Les accords de coopération économique, financière et monétaire que les différents pays européens imposent aux pays africains impliquent une vente des matières premières à des coûts inférieurs à celui du marché mondial et interdisent la taxation des produits importés d’Europe. Prenons l’exemple du dernier accord signé entre l’Union Européenne et les 15 États de l’Afrique de l’Ouest dit « Accord de partenariat économique » (APE). Cet accord interdit la taxation des 11, 9 milliards d’euros de produits importés par l’Union Européenne en 2013. Il met ainsi l’agriculture vivrière locale en concurrence avec l’agriculture industrielle européenne poussant à la misère des centaines de milliers de paysans. Les conséquences coulent de source :

« Cet Accord renforcera une migration massive de populations privées d’avenir dans leur pays, dans une situation où la population d’Afrique de l’ouest fera plus que doubler d’ici 2050, atteignant 807 millions d’habitants (contre 526 millions pour l’UE à la même date), et dans un contexte de réchauffement climatique particulièrement accentué dans cette région.(2) »

Le caractère exploiteur de ces accords est tel que le professeur Chukwuma Charles Soludo, déclare le 19 mars 2012 que l’APE d’Afrique de l’Ouest constitue un (AO) « second esclavage(3). Mais l’APE n’est que la systématisation à grande échelle de logiques de mises en dépendance antérieures comme « l’aide liée » imposant le recours aux entreprises françaises en échange d’un financement de projets d’aménagement, les Plans d’Ajustement Structurel imposant des réformes libérales en échange d’un crédit ou d’un report de remboursement d’une dette, ou pire encore l’institution du Franc CFA qui permet le contrôle des politiques monétaires de la zone franc. Ces causes directes de la paupérisation africaine et de la pression migratoire sont tues par le discours politique et médiatique dominant. Elles démentent l’idée d’une catastrophe imprévisible sur laquelle l’homme n’aurait aucune prise.

Le discours médiatique de la catastrophe n’est qu’un processus de masquage des causes économiques structurelles.

Bien sûr de tels mécanismes ne sont possibles que par le recours direct ou indirect à la force allant de l’assassinat des opposants à ces politiques en passant par les coups d’Etats ou les guerres ouvertes. C’est la raison de la fréquence des interventions militaires européennes directes ou indirectes en Afrique. Si la France est la plus présente dans ces aventures guerrières en Afrique c’est sur la base d’une délégation européenne. Face à la montée des puissances émergentes, face à la concurrence économique états-unienne et chinoise, l’Europe mandate ainsi la France pour la défense des intérêts de l’ « Eurafrique » c’est-à-dire pour la consolidation d’un néocolonialisme socialisé à l’échelle de l’Union Européenne. Cette « Eurafrique » économique et militaire est un vieux projet de certaines fractions du capital financier européen. Elle a été freinée par les concurrences entre les différents pays européens qui tendent à être mises au second plan du fait de l’exacerbation de la concurrence liée à la mondialisation capitaliste. Voici comment Aimé Césaire alertait déjà en janvier 1954 sur l’Eurafrique en se trompant uniquement sur la nationalité du soldat :

« Je le répète : le colonialisme n’est point mort. Il excelle, pour se survivre, à renouveler ses formes ; après les temps brutaux de la politique de domination, on a vu les temps plus hypocrites, mais non moins néfastes, de la politique dite d’Association ou d’Union. Maintenant, nous assistons à la politique dite d’intégration, celle qui se donne pour but la constitution de l’Eurafrique. Mais de quelque masque que s’affuble le colonialisme, il reste nocif. Pour ne parler que de sa dernière trouvaille, l’Eurafrique, il est clair que ce serait la substitution au vieux colonialisme national d’un nouveau colonialisme plus virulent encore, un colonialisme international, dont le soldat allemand serait le gendarme vigilant(4). »

Ces guerres directes ou indirectes(5) sont la seconde cause de la pression migratoire. Ce n’est pas seulement pour survivre économiquement que des milliers d’africains risquent leurs vies en méditerranée mais pour fuir les guerres européennes et leurs conséquences en termes d’installation de régimes dictatoriaux ou pire encore le chaos comme en Lybie ou au Congo avec l’installation de « seigneurs de guerres » avec lesquels le commerce peut continuer. Le discours médiatique de la catastrophe masque également la responsabilité européenne vis-à-vis de cette cause des migrations contemporaines.

Frontex ou la création des conditions d’un assassinat de masse

Si les causes évoquées ci-dessus suffisent pour comprendre la hausse de la pression migratoire, elles ne suffisent pas à expliquer l’augmentation du nombre de décès au cours de la migration. Pour cela il faut orienter le regard vers les réponses de l’Union Européenne à cette pression migratoire. Ces réponses se concrétisent depuis 2005 par l’action de l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne (FRONTEX). Le statut d’agence offre une autonomie importante qui a été encore renforcée le 10 octobre 2011 en l’autorisant à posséder désormais son propre matériel militaire. Les moyens financiers mis à disposition de FRONTEX sont en augmentation constante : 19 millions d’euros en 2006 et 88 millions d’euros en 2011(6).

Concrètement l’agence organise des patrouilles militaires afin de refouler les migrants vers des pays voisins d’une part et signe des accords avec des États tiers pour qu’ils fassent barrage en amont sur les candidats à la migration d’autre part. Pour mener à bien sa première mission, l’agence dispose de moyens militaires en constante augmentation mis à disposition par les États membres ou en possession propre : plus d’une quarantaine d’hélicoptères et d’avions, d’une centaine de bateaux et environ 400 unités d’équipement tels que des radars, des sondes, des caméras, etc(7). Nous sommes bien en présence d’une logique de guerre contre les migrants. De tels moyens militaires permettent à l’agence d’assurer en particulier des patrouilles fréquentes dans les eaux territoriales des États membres mais également dans les eaux internationales. La Ligue belge des droits de l’homme décrit à juste titre l’agence comme une « véritable armée au service de la politique migratoire d’une Europe forteresse, menant à armes inégales une guerre aux migrants qui n’ont rien de soldats(8) ». Cette logique de guerre conduit les candidats à la migration à des prises de risques de plus en plus importantes pour échapper à la surveillance des patrouilles de FRONTEX. La hausse du nombre de décès n’est pas le fait d’une catastrophe imprévisible mais le résultat de décisions prises en toute conscience des conséquences meurtrières.

La seconde mission de FRONTEX consistant en la signature d’accords avec les pays africains riverains de la méditerranée n’est rien d’autre qu’une externalisation du « sale boulot » pour reprendre une expression de la juriste Claire Rodier(9). Les conséquences de cette externalisation sont logiques :

« Cette externalisation qui consiste, pour les Etats européens, à sous-traiter la gestion de l’immigration irrégulière aux pays limitrophes (Maghreb, Europe de l’Est) a plusieurs avantages : d’une part, elle opère un transfert du « sale boulot » (déportations de masse, détentions arbitraires, tortures) dans des pays dont les standards sont moins élevés qu’en Europe, en permettant de s’affranchir des obligations que les lois européennes imposent en matière de respect des droits de l’homme ; d’autre part, elle participe du rapport de dépendance que l’UE entretient avec son voisinage proche. Car, aux pays concernés, on promet, en échange de leur collaboration, le financement d’actions de coopération ou des contreparties de nature politique ou diplomatique(10). »

Aux morts de ma méditerranée, il convient donc d’ajouter les sévices, les brutalités et les morts de la sous-traitance. Ce rôle d’installation des conditions de l’assassinat institutionnel de masse est, bien entendu, absent des reportages que nos médias diffusent à chaque naufrage meurtrier.

Le discours médiatiques sur les passeurs

Ayant occulté les causes structurelles de la hausse de la pression migratoire et les causes de sa traduction en décès dans la méditerranée, il ne reste au discours médiatiques qu’à ne se centrer que sur les passeurs. Ceux-ci seraient les seuls responsables de la situation et la lutte contre les réseaux de passeurs est présentée comme la solution. Le centrage des discours politiques et médiatiques sur les seuls passeurs contribue une nouvelle fois à occulter les véritables raisons des drames réguliers de la méditerranée.

Nous n’avons, bien entendu, aucune sympathie pour ces passeurs. Nous devons néanmoins rappeler que tant qu’il y a une demande de migrants, il y aura une offre de passages clandestins. C’est le propre des politiques qui ne veulent pas s’attaquer aux causes d’un problème social que de n’aborder que l’offre et d’occulter la demande. S’attaquer aux seuls dealers sans s‘interroger sur la demande de « paradis artificiels » d’un nombre grandissant de citoyens, adopter une politique prohibitionniste en matière d’alcool sans s’attaquer aux causes de l’alcoolisation, etc. Les exemples sont nombreux de ces politiques hypocrites prétendant agir sur les conséquences alors que les causes restent occultées.

Confrontés à une hausse des risques de contrôle, les passeurs sont incités à se débarrasser de leurs cargaisons encombrantes le plus tôt possible et par n’importe quel moyen. « De nouveaux éléments recueillis, mardi 16 septembre, par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) sont venus confirmer la thèse selon laquelle ce sont bien les passeurs qui ont volontairement embouti le bateau de centaines de migrants avant que celui-ci ne coule » souligne Elise Vincent dans l’édition du Monde du 16 septembre 2014. Si ces criminels doivent être poursuivis et jugés, il n’en demeure pas moins que de telles pratiques ne sont possibles que parce que la politique européenne en crée les conditions.

Ces mêmes orientations politiques créent une occasion de profit en or pour la mafia par l’exploitation de ceux qui ont pu échapper à la mort. Le journaliste de l’agence Reuter décrit comme suit cette nouvelle « poule aux œufs d’or » de la mafia à Lampedusa :

« Ici, à huit heures de bateau de la Sicile, la mafia fait déjà ses affaires en accueillant des migrants dans des centres exploités par des sociétés privées sur délégation de l’Etat. C’est toujours les mêmes qui gagnent les appels d’offre depuis des années. Un migrant rapporte en subvention une trentaine d’euros par jour. Avec ces dizaines de milliers de migrants, c’est un business en or, plus rentable même que le trafic de drogue, de l’aveu d’un gangster, piégé par des écoutes téléphoniques lors d’une enquête sur la corruption à Rome. Ce qui est vrai dans la capitale sera vrai partout en Italie. Une illustration de cette organisation, c’est le scenario, toujours le même, qui précède les secours. A bord des rafiots pourris partis de Libye, il n’y a rien à manger ou à boire, pas d’essence, mais un téléphone satellitaire pour appeler au secours. Un équipement bien trop coûteux pour les passeurs. A terre, les migrants fournissent une main d’œuvre à bon marché. Dans l’agriculture pour les hommes, dans la prostitution pour les femmes. Un véritable trafic d’esclaves, et les esclavagistes sont Africains et Italiens(11). »

Les travaux de recherche sur les discriminations considèrent qu’une des formes de celles-ci est la discrimination systémique c’est-à-dire étant la conséquence d’un système et non d’une décision volontaire de discriminer. Nous pouvons emprunter le même concept en ce qui concerne les morts de la méditerranée. Certes l’assassinat de ces migrants n’est pas direct. Il est en revanche le résultat inéluctable des politiques de l’Union Européenne tant dans sa politique africaine que dans sa politique migratoire, tant dans la hausse de la pression migratoire que dans sa traduction en décès à grande échelle.

Source : http://www.michelcollon.info/Le-mur-meurtrier-de-la.html

Notes

(1)http://www.unhcr.fr/54871a45c.html,
(2)Communiqué de presse, Non à la signature de l’Accord de Partenariat Économique UE-Afrique de l’Ouest par le Conseil de l’Union européenne !, 11 décembre 2014, http://www.solidarite.asso.fr/IMG/p…,
(3)Jacques Berthelot, Il est urgent d’arrêter d’imposer les APE, 16 janvier 2013, http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/po…,
(4)Aimé Césaire, Le colonialisme n’est pas mort, La nouvelle critique, n° 51, janvier 1954, p. 28.
(5)Conférer pour aller plus loin, Raphaël Granvaud, Que fait l’armée française en Afrique, Agone, Marseille, 2009.
(6)Frontex, le bras armé de l’Europe Forteresse, demain le Monde, n° 18, mars-avril 2013.
(7)Ibid.
(8) Frontex : guerre aux migrants » – le document audio, http://www.liguedh.be/les-fichiers-…,
(9)Claire Rodier, Xénophobie Business, à quoi servent les contrôles migratoires, La Découvertes, Paris, 2012.
(10)Interview de Claire Rodier dans Libération du premier octobre 2012.
(11)Antonio Parrinello, Reuters du 17 janvier 2015.

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pompe afrique« L’Union européenne commet un crime contre l’humanité » (Jean Ziegler)

Pour le sociologue et auteur du livre « Retournez les fusils! choisir son camp », c’est la notion même de « droit d’asile » que l’Europe est en train de détruire. il plaide pour un retour de la mission « mare nostrum », un changement radical de politique.

L’Union européenne refuse d’appliquer le droit d’asile.
Cette politique relève du crime contre l’humanité. Les Nations unies, dans leur convention sur les réfugiés de 1952, ont créé un droit de l’homme nouveau: le droit à l’asile. Ce droit est universel. Tout être humain persécuté dans son pays d’origine pour des raisons ethniques, religieuses ou politiques a le droit de chercher accueil et protection dans un autre pays.
Les 28 membres de l’Union européenne ont tous, sans exception, signée cette convention. Pourtant, Frontex, l’organisation militaire, semi-clandestine, de protection de la forteresse Europe, assume une politique qui viole de manière flagrante le droit international et la convention sur les réfugiés. Au lieu d’organiser l’accueil et la sécurité des persécutés, Frontex met en œuvre un appareil de contraintes qui les empêche d’atteindre la forteresse, et donc d’y déposer une demande d’asile. Empêcher quelqu’un de remettre une demande d’asile est une violation de la convention.
Toutefois, il faut être précis. Chaque État reste souverain et possède le droit d’étudier cette demande pour déterminer si elle est justifiée ou non. Cela lui confère le droit de la rejeter. Mais ce qui est totalement inadmissible, c’est d’empêcher les réfugiés d’atteindre le pays d’accueil, donc de faire valoir ce droit d’asile.
Les guerres en Libye, Syrie, Afghanistan, Irak et la misère extrême qui règne dans de nombreux pays au sud du Sahara poussent des dizaines de milliers de personnes, dans le désespoir le plus total, à trouver refuge en Europe. Qu’une partie des habitants de la planète doivent encourir de tels dangers confirme que nous vivons sous un ordre cannibale du monde, totalement absurde. On assiste à une extrême concentration des richesses entre les mains de quelques-uns. Le rapport OXFAM de 2014 indique que 1 % de la population mondiale détient autant de valeurs patrimoniales que les 99 % restants. En même temps, la pyramide de martyrs dans les pays du Sud ne cesse de croître.

Le droit international et la plus élémentaire humanité exigent un changement radical de cette politique hypocrite et inhumaine de l’Europe. Il faut revenir au système mis en place et maintenu par le gouvernement italien jusqu’en novembre 2014 (opération « Marée Nostrum ») et mettre en œuvre, avec l’appui de toute l’Union européenne, une opération de sauvetage dans les eaux internationales en Méditerranée et Atlantique Sud.
L’opération « Triton », qui a remplacé « Marée Nostrum », autorise le secours dans les seules eaux territoriales et refuse d’intervenir dans les eaux internationales, là où 99 % des naufrages ont pourtant lieu.
L’établissement d’une organisation qui donne la priorité au sauvetage en mer ne dispensera pas l’Union européenne de mener partout dans le monde un combat impitoyable contre les cartels du crime organisé.
Cartels du crime organisé dont font partie ces fameux passeurs, qui gagnent des millions d’euros sur le désespoir, la misère et l’angoisse des persécutés. L’honneur de l’Europe est à ce prix.
L’opinion publique européenne doit imposer aux tristes bureaucrates de Bruxelles un changement radical de leur politique et du refus d’asile dont sont victimes des dizaines de milliers de personnes chaque année. Combien de tragédies et de milliers de morts nous faudra-t-il supporter ? Car leur seul tort est de vouloir faire appliquer un droit humain fondamental. Il est intolérable que cela continue! Comme il est intolérable que, toutes les 5 secondes, un enfant de moins de 10 ans meure de faim, ou de ses suites immédiates. Près d’un milliard de personnes sont en permanence gravement sous-alimentées alors que l’agriculture mondiale pourrait nourrir normalement 12 milliards d’êtres humains (presque le double de l’humanité). Il faut abattre cet ordre cannibale du monde qui écrase la planète.

Source : http://www.humanite.fr/lunion-europeenne-commet-un-crime-contre-lhumanite-572303

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Lire aussi : https://reveilmutin.wordpress.com/2013/11/16/chasseurs-de-matieres-premieres-ou-comment-le-maintien-de-notre-niveau-de-vie-exige-et-perpetue-la-misere-et-lasservissement-des-pays-du-sud/

Les mensonges du nucléaire français

« Nucléaire : la politique du mensonge? » , un documentaire de Jean-Baptiste Renaud diffusé sur Canal + lundi 4 mai 2014

 

« C’est une fable répétée plus d’une fois. Le nucléaire français aurait trois avantages majeurs : il serait sûr, propre et bon marché. Trois atouts qui sont en fait – comme cette enquête le prouve – trois mensonges.

 

Le nucléaire français serait sûr.

 

En est-on vraiment certain ?  Jean-Baptiste Renaud n’a pas eu besoin de voyager jusqu’à Fukushima ou Tchernobyl. Car dans une centrale nucléaire du Loir-et-Cher, St Laurent des Eaux, deux accidents nucléaires majeurs ont eu lieu en 1969 puis 1980. Deux évènements qui font partie des 10 plus graves accidents du nucléaire dans le monde. Grâce à des documents confidentiels restés secrets pendant 35 ans, cette enquête révèle pour la première fois que suite à l’accident de 1980, EDF a sciemment rejeté du plutonium dans la Loire voisine de la centrale. Une pratique totalement illégale.

 

Le nucléaire français serait propre.

 

Les industriels du nucléaire ont rivalisé d’imagination pour convaincre que les déchets radioactifs ne posaient pas de problème. Parfois jusqu’au ridicule quand Anne Lauvergeon affirmait que « 30 ans de déchets radioactifs français » pouvaient entrer dans une « piscine olympique ». Reprenant cette analogie, l’enquête part sur la trace de cette « piscine olympique »… et en a découvert bien plus. 183 au total, et non pas une. C’est le nombre de piscines qu’il faut en fait pour contenir tous les déchets nucléaires qui ne disent pas leur nom. A Bessines dans le Limousin comme à Tricastin dans la Drôme des centaines de milliers de tonnes d’uranium appauvri appartenant à Areva sont stockées, sans perspective d’utilisation prochaine. De son côté, Areva maintient que toutes ces matières sont bien « recyclables » mais effectivement pas « recyclées ».

 

Le nucléaire français serait bon marché.

 

Pendant des années, en effet, la France a payé son électricité moins chère que le reste de l’Europe. Mais à quel prix aujourd’hui… L’enquête le prouve : EDF a négligé la maintenance de ses centrales pendant des années et a sous-investi dans les travaux les plus coûteux. Mais aujourd’hui, à mesure que l’électricien veut allonger la durée de vie de ses réacteurs, l’entreprise est confrontée à un chantier extrêmement coûteux. Combien exactement ? Auditionné à l’Assemblée nationale en mai dernier, Henri Proglio promettait que l’ensemble des travaux s’élevait à 55 milliards d’euros. Mais ce que prouve l’enquête, c’est que ce chiffre a été largement sous-évalué. En refaisant les comptes, il apparaît que le coût total des travaux approche plutôt des 110 milliards d’euros. Une erreur lourde de sens car pendant ce temps-là, nos factures d’électricité ont déjà pris 20% en cinq ans. »

Les banques françaises continuent à spéculer sur la faim (Oxfam)

BURKINA-AGRICULTURE-INFLATION-RICEDeux ans après un premier rapport, l’ONG Oxfam France dévoile que les financiers spéculent toujours sur les matières premières agricoles.

En lançant, en 2013, une campagne contre les activités spéculatives des banques françaises sur les matières premières agricoles, l’ONG Oxfam France avait jeté un pavé dans la mare boueuse des pratiques bancaires. Prises en défaut par les révélations d’Oxfam, les mastodontes Crédit agricole, BNP Paribas, Société générale et le groupe BPCE s’étaient engagés – ou pas – à réduire significativement le volume de leurs fonds spéculatifs sur ce marché. Deux ans après, où en sommes-nous ? C’est la question à laquelle répond l’ONG dans un rapport publié aujourd’hui. Et le constat est sans appel : la faim aiguise toujours les appétits des grandes banques françaises. En 2013, Oxfam avait calculé que la valeur totale des 18 fonds permettant aux quatre grandes banques soupçonnées de spéculer sur les matières premières agricoles était de 2 583 millions d’euros. Après engagements pris par les banques de faire diminuer ces chiffres, ces mêmes fonds représentent aujourd’hui… 3 561 millions d’euros ! Oxfam révèle dans le détail que seul le Crédit agricole a respecté ses engagements et ne possède plus aucun fonds de ce type. BNP Paribas et la Société générale spéculent toujours autant et le groupe BPCE, qui n’avait pas eu l’outrecuidance de s’engager en 2013, a fait grimper le montant de ses fonds agricoles de 43 % en deux ans. Une liste de chiffres et de produits bancaires qui pourraient paraître un peu techniques, voire obscures. À ceci près que spéculer sur les matières premières agricoles n’est pas anodin. « Ces activités aggravent la volatilité des prix et rendent l’accès aux denrées alimentaires de base de plus en plus difficile pour les populations les plus pauvres du monde », rappelle Oxfam. Et si l’ONU estime à 800 millions le nombre de personnes souffrant de la faim à travers le monde – une personne sur neuf –, la production de nourriture à l’échelle mondiale est largement suffisante pour tous nous rassasier.

Jusqu’à 181 % d’augmentation 
pour le blé en trois ans

Le nœud du scandale se situe donc entre le producteur et le consommateur, dans cette vaste zone grise qu’est la finance. « Les marchés agricoles se financiarisent de manière spectaculaire », souligne Oxfam, qui précise que, « conjuguée à la promotion des agrocarburants, à l’abandon des politiques de stockage, aux effets du changement climatique et au manque d’investissements structurel dans les agricultures paysannes, (cette) spéculation excessive (…) pousse des millions de personnes dans la pauvreté absolue, et augmente l’insécurité alimentaire mondiale ». Ainsi, de février 2005 à février 2008 (année d’une crise alimentaire sans précédent), « les prix alimentaires ont globalement augmenté de 83 % », et jusqu’à 181 % pour le blé ! Une hausse des prix qui « touche plus sévèrement les ménages les plus pauvres des pays du Sud, qui peuvent consacrer jusqu’à 75 % de leur budget à l’alimentation, alors que les ménages des pays développés n’y consacrent, en moyenne, que 10 à 20 % de leurs revenus », explique Oxfam. Dans la spirale infernale de la faim, la responsabilité du secteur bancaire est accablante. Celle des politiques aussi. Dans son rapport, l’ONG rappelle qu’en 2012, le candidat Hollande s’était engagé à « mettre fin aux produits financiers toxiques qui enrichissent les spéculateurs et menacent l’économie ». Promesse non tenue.

Source : http://www.humanite.fr/la-faim-profite-encore-aux-banques-566374

Lire le rapport d’Oxfam France : http://www.oxfamfrance.org/communique-presse/marches-agricoles-et-prix-alimentaires/speculation-des-banques-sur-matieres#sthash.CsjpegMx.dpuf

« Les principes du pouvoir » : un documentaire sur les dessous de la politique étrangère étasunienne des années quarante à aujourd’hui

(deuxième partietroisième partie)

« Les principes du pouvoir » est une série documentaire en trois volets réalisée par Scott Noble. Elle s’intéresse aux dessous de la politique étrangère étasunienne de la Seconde guerre mondiale à aujourd’hui et s’emploie à en démystifier la propagande.

Y sont évoqués quelques-uns des nombreux renversements de régimes démocratiques et massacres de civils perpétrés ou soutenus par les gouvernements américains et justifiés sous prétexte de contrecarrer une prétendue menace soviétique et de défendre la…. démocratie : écrasement d’une insurrection populaire en Grèce, à la fin de la Seconde guerre mondiale, avec le soutien apporté aux anciens fascistes alliés au nazis ; renversement, en Iran, du premier ministre Mossadegh, coupable d’avoir nationalisé les réserves pétrolières ; renversement, au Guatemala, de Jacobo Arbenz, coupable d’avoir entrepris des réformes agraires et soutenu les droits des syndicats ; renversement et assassinat, au Congo, de Patrice Lumumba coupable d’avoir pris au sérieux la décolonisation ; renversement, au Chili, du gouvernement socialiste d’Allende, remplacé par la dictature de Pinochet et son cortège de tortures et d’assassinats ; renversement, en République dominicaine, de Juan Bosh, qui avait osé mené une réforme constitutionnelle accordant des droits aux travailleurs, aux paysans ; renversement, au Brésil, du gouvernement travailliste et démocratiquement élu de Joao Goulart ; soutien, en Argentine, à la junte militaire commandée par Jorge Rafael Videla qui exerça une répression terrible contre l’opposition syndicale et politique de gauche ; soutien, au Salvador, à une junte militaire cause de dizaines de milliers de morts civils ; soutien, au Nicaragua, à la rébellion des « contras » contre le gouvernement sandiniste et cause d’une guerre civile qui fit près de 30 000 morts.

Où l’on s’apercevra à quel point les dirigeants américains n’ont jamais été motivés, dans leurs mille et une ingérences, que par la recherche de profits économiques et de l’hégémonie planétaire et se moquaient (et se moquent d’ailleurs toujours) complètement de cette démocratie et de cette liberté dont ils se plaisent à parer leur discours – en témoignent le nombre de ces régimes démocratiques qu’ils ont renversé (qui avaient le tort de vouloir être indépendant et de s’occuper un peu trop du bien-être de leur population) et le nombre de dictatures qu’ils ont installé et soutenu.

Où l’on se rendra compte que la « guerre froide » et la lutte contre le grand méchant loup soviétique n’ont été que le prétexte et le masque d’une guerre contre le tiers-monde et ses velléités indépendantistes et révolutionnaires.

Où l’on apprendra aussi que les dirigeants américains – et occidentaux – ont durant les années 20 et 30 longtemps apprécié et soutenu les dictatures fascistes – qu’ils voyaient comme les meilleurs remparts contre le danger révolutionnaire.

Avec notamment les interventions de : Howard Zinn (historien), Nafeez Ahmed (politologue britannique), John Perkins (écrivain américain), James Petras (professeur en sociologie), John Stauber, (écrivain), Marcia Esparza (sociologue), Peter Linebaugh (historien, écrivain), Noam Chomsky (écrivain), Graeme McQueen (professeur en sciences religieuses), Michael Parenti (professeur en sciences politiques), Russ Baker (journaliste).

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Quelques extraits :

 

La Guerre froide, une guerre entre les Etats-Unis et le tiers-monde

William Blum : « L’Union Soviétique, contrairement à ce qu’on enseignait aux Etats-Unis, n’était pas une société révolutionnaire, que ce soit dans le pays ou à l’extérieur. (…) [ses dirigeants] voulaient être en bons termes avec l’Occident. (…) On nous a enseigné que ce fut une lutte entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique ; je maintiens que l’idée est fallacieuse. La Guerre froide était une lutte entre les Etats-Unis et le tiers monde, ce sont ces derniers qu’ils combattaient : les forces locales qui manifestaient le besoin d’un changement très radical. L’Union Soviétique, dans pratiquement tous les cas, n’a joué aucun rôle dans ces scénarios, pas même un rôle insignifiant. Tous les leurs actes ont été très exagérés par les médias occidentaux. »

« Six millions de personnes [furent] tuées durant cette longue guerre de 40 ans que [les Etats-Unis ont] déclaré aux peuples du tiers monde. »

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Le crime fondateur de la Guerre froide : l’écrasement de l’insurrection grecque

« Après la seconde guerre mondiale, les planificateurs politiques américains avaient le choix d’accueillir la démocratie dans toutes ses formes ou d’étouffer d’énormes populations dans le monde par la violence. La Grèce fut la première épreuve majeure. »

« Pendant la guerre, le mouvement de gauche appelé Front de Libération Nationale (EAM) fournit une grande partie de la résistance contre les nazis. EAM mit également en place des gouvernements transitoires dans le pays. Bien que son commandement militaire était communiste, les gouvernements locaux n’étaient en rien identiques à une organisation de type stalinienne. Ils étaient décentralisés et participatifs. Winston Churchill décrivit la situation comme une anarchie et demanda le retour du roi Georges II. Lorsque le peuple grec rejeta le retour de la monarchie, l’armée britannique a attaqué.
Un réseau de camp de concentration fut installé dans les îles grecques, tandis que les escadrons de la mort terrorisaient les villages. La technique de choix était la décapitation. (…) Le président Truman répondit en envoyant des centaines de millions de dollars en aide militaire aux mêmes hommes contre lesquels les alliés se battaient quelques mois auparavant. En 1947, 74 000 tonnes d’équipement militaire furent envoyées en Grèce. »
Noam Chomsky : « La Grèce était « communiste », elle se reposait sur ses paysans et ses ouvriers. Partout en Europe, au lendemain de la guerre, il y avait un courant démocratique radical, souvent appelé communiste, socialiste ou quelque chose du genre. Les Etats-Unis n’étaient pas d’accord. Ils voulaient rétablir l’ordre traditionnel. En Grèce, après que les Britanniques eurent perdu le contrôle sur la résistance, ils se sont retirés, et les Etats-Unis sont arrivés. C’était le moment d’annoncer la doctrine Truman et d’employer une rhétorique pompeuse de défense de la démocratie, mais en fait il s’agissait d’écraser la résistance anti-nazie (la résistance reposant sur les paysans et ouvriers) afin de rétablir l’ordre traditionnel avec son lot de collaborateurs fascistes ; ils ne se préoccupaient pas de cela. C’est exactement ce qui s’est produit ; ils ont probablement tué 150 000 Grecs; la Grèce était lancée dans cette voie. »

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Les dépenses militaires sont le moteur de l’économie américaine

Phillip Agee : « Les dépenses militaires aux Etats-Unis sont le moteur de l’économie américaine, et cela a été le cas depuis 1950. Il est utile de réexaminer cette époque parce que la crise y trouve ses racines, une crise préméditée et recherchée. Dès le début de l’année 1950, l’administration Truman était très préoccupée par un possible retour des Etats-Unis aux conditions de la crise de 1929. Dès 1950, la décision fut prise que ce problème domestique d’ordre économique serait résolu par le militarisme, c’est-à-dire par le réarmement des Etats-Unis et par le financement du réarmement européen par les Etats-Unis, celui de l’Allemagne de l’Ouest en particulier. Le document qui fournit l’analyse du monde de l’époque la position des Etats-Unis le monde et sa situation interne fut classé top secret pendant 25 ans. En 1975, accidentellement ou par erreur, il fut rendu public et publié. Il est connu sous le nom NSC-68, NSC étant le National Security Council. Il fut rédigé par Paul Nitze et c’est un document très détaillé. Toutefois, la conclusion principale fut celle-ci, d’après le document : « Les Etats-Unis et d’autres nations libres feront l’expérience d’un déclin significatif de l’activité, et ce, durant une période de plusieurs années à moins que des réformes plus positives ne soient entreprises. » La solution adoptée dans le cadre de ces « réformes plus positives » fut l’expansion du secteur militaire. Il fit appel à toute l’émotion qu’il put, et Truman déclara : « Nos foyers, notre nation : toutes les choses en lesquelles nous croyons sont en grand danger. Les dirigeants de l’Union Soviétique sont à l’origine de ce danger. » Dans son discours, il en appela également à une énorme augmentation des dépenses militaires pour les forces américaines et européennes, indépendamment des besoins du conflit coréen. La menace soviétique était inexistante. Ils reconstruisaient le pays depuis les décombres d’une guerre durant laquelle ils perdirent 20 millions de personnes. Ils ne constituaient pas une menace ; ce fut monté de toutes pièces dès 1950 durant la Guerre de Corée et par la suite. Cette grande menace devint une justification de ce programme, que Truman, à travers la manipulation de la Guerre de Corée, parvint à faire passer au Congrès. Au final, durant les deux premières années, c’est-à-dire les deux années entre 1950 et 1952, le budget militaire américain a plus que triplé, de 13 milliards de dollars en 1950 à 44 milliards en 1952. Durant cette même période de 2 ans, les effectifs de l’armée américaine doublèrent pour atteindre 3,6 millions. Ce fut les débuts de l’économie de guerre permanente aux Etats-Unis. »

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La guerre froide, masque et légitimation de la guerre des riches contre les pauvres

William I. Robinson : « La contradiction a été celle de la disparité entre les possédants et les possédés, entre une majorité de gens démunis dans le monde, des gens disproportionnellement concentrés dans le tiers monde et les anciennes colonies et les Etats qui les contrôlent et en bénéficient au sein de système mondial. En fonction de l’époque dont on parle au sein de ces siècles derniers, il y a toujours eu une manière ou une autre de placer un contexte idéologique derrière cette contradiction. Elle fut définie sous la forme de la « destinée manifeste », la supériorité de la race anglo-saxonne et sa destinée de domination mondiale avant même que des concepts tels que le communisme ou l’Union soviétique n’existent. Puis ce fut le tour des anarchistes, le fait qu’ils allaient créer une société anarchiste, avant que l’Union Soviétique ne voie le jour. Durant la Guerre froide, la guerre menée par les riches et puissants contre la majorité des pauvres du monde s’est principalement articulée autour de la lutte contre le communisme. Puis la Guerre froide toucha à sa fin et cela se transforme en lutte contre le trafic de drogue international. Puis survint le 11 septembre, à la suite duquel l’idéologie exprimée est celle d’une lutte contre le terrorisme. Il y a donc toujours eu une justification de la domination d’une petite minorité sur une grande majorité de l’humanité. Ce système de domination, lui, n’a pas changé. Le changement est la façon dont c’est justifié et rendu légitime. Les Etats-Unis sont intervenus, des coups d’Etat ont eu lieu, des guerres interventionnistes ont éclaté, et ce, avant, durant et après la Guerre froide. Nous pouvons donc assimiler la nature de ce système global à une bataille du 20e siècle entre un système communiste et un système capitaliste. »

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Quand les élites « démocratiques » soutenaient le fascisme

« Bien que ce fait soit peu admis dans l’Histoire officielle, les élites occidentales ont longtemps soutenu le fascisme en Europe pour s’opposer aux mouvements de gauche. »

« Depuis le début du mouvement fasciste, de nombreux chefs d’industrie occidentaux complimentaient non seulement les fascistes, mais leur offraient un soutien financier, intellectuel et moral significatif
Le cas de l’Espagne en est l’un des exemples les plus frappants. Lorsque les paysans et les ouvriers ont pris le contrôle de la production, de la consommation et de la vie sociale à travers une bonne partie du pays, les dirigeants mondiaux se sont dressés en opposition contre eux. Leur système de gouvernements autonomes menaçait non seulement les fascistes et les staliniens, mais aussi les démocraties libérales américaines et dans le reste du monde. Les rebelles furent qualifiés d’anarchistes. »
Noam Chomsky : « Dans les médias et les commentaires, le terme anarchie est utilisé pour suggérer le chaos, les bombes, les perturbations, la criminalité… Le véritable sens du terme est assez différent : il sous-entend l’aide mutuelle, la coopération ; c’est aussi proche d’une démocratie qu’on peut l’envisager, un vrai contrôle populaire sur les institutions. Parfois, la résistance se traduit par une résistance sans dirigeant. Cet amalgame résulte en partie de l’ignorance et d’autre part il s’agit de saper les efforts visant à établir une société coopérative avec un contrôle populaire ce qui bien sûr est à l’opposé des intérêts de l’élite. (…) Comment les démocraties libérales ont -elles répondu ? Exactement comme on s’y attend. Elles méprisent la démocratie, pour de très bonnes raisons : les maîtres ne veulent pas que les étrangers ignorants et indiscrets s’occupent de leurs affaires, parce qu’ils le feraient dans leur propre intérêt. Vous perdez la hiérarchie, la domination et le contrôle centralisé : toutes les valeurs préférentielles des maîtres. Les démocraties libérales ont essentiellement uni leurs forces avec les fascistes et les communistes pour détruire la révolution. Une fois qu’ils ont détruit la révolution sociale anarchiste, ils ont commencé à se battre en eux. Mais la première tache, pour la première année, était de s’assurer que la révolution populaire soit écrasée. Les communistes étaient en tête. Les fascistes avaient bien sûr leurs propres intérêts. Les Etats-Unis étaient quelque peu marginaux à l’époque. Ce n’était pas la puissance mondiale majeure, c’était l’Angleterre et la France. Mais Roosevelt joua également un rôle, un embargo fut signé qui empêchait les armes d’être acheminées vers l’Espagne, mais Roosevelet tolérait de lever l’embargo illégalement afin d’approvisionner les fascistes en pétrole. Le Département d’Etat prétendait l’ignorer. Ils le savaient, bien sûr. Je me souviens, étant enfant, que la presse de gauche en parlait,  et le gouvernement disait qu’ils n’en avaient jamais entendu parler et bien sûr les médias se rangèrent du côté du gouvernement. Des années plus tard, des documents dévoilés concédaient que cela s’était produit depuis le début. Donc Roosevelet soutenait effectivement les fascistes, mais principalement en détruisant la révolution anarchiste, qui constituait une grave menace. »

Michael Parenti : « Le fascisme est un système très rationnel. C’est un instrument utilisé par la ploutocratie afin de distraire le peuple avec les artifices d’une révolution factice. Il y a toujours un faux populisme. Il y a beaucoup de marches militaires au pas et de manipulation de symboles, de sentiments, l’amour de l’Etat, etc. La politique se repose sur le recours rationnel à des symboles irrationnels. La focalisation des personnes qui étudient le fascisme italien ou le nazisme en particulier ; ils se focalisent sur la notion d’un mouvement insensé qui s’est simplement produit,porté qu’il fut par ce fanatique d’Adolf Hitler et les Allemands ont perdu l’esprit et furent détournés du droit chemin. En fait, il essayèrent de rediriger les vraies revendications du peuple allemand en direction d’ennemis non pertinents. Lorsque les fascistes sont arrivés au pouvoir, ils ont réduit les salaires de 50%, ils ont détruit les syndicats, ils ont détruit tous les partis d’opposition et tous les journaux (ils les fermèrent). Ils abolirent ou réduisirent considérablement toutes les taxes de succession imposées aux riches, ils abolirent tous les impôts liés aux cartels d’entreprises : plus ou moins ce qui est pratiqué ici sans avoir à aller si loin politiquement. Le fascisme est un instrument grâce auquel la ploutocratie peut contrôler et, avec un peu de chance, rendre effective la solution finale à la lutte des classes. Vous émiettez, détruisez et réduisez en esclavage la classe ouvrière, et le peuple doit l’accepter. Le propos que je viens de tenir, le fait que le fascisme est un instrument de la ploutocratie est justifié par le fait que la ploutocratie agit en faveur des fascistes, non seulement la ploutocratie allemande qui versa d’énormes sommes d’argent à Hitler, lui permettant de se déplacer dans tout le pays, mais aussi la ploutocratie des Etats-Unis, dans laquelle toutes sortes de membres éminentes soutenaient ouvertement les fascistes. »

« Le fascisme en Europe était (…) soutenu (…) aussi par de nombreux puissants politiciens. Mussolini faisait souvent l’objet d’éloges de la part de figures politiques dominantes aux Etats-Unis et au Royaume-Uni et même par Churchill en personne. Le 20 juin 1927, il loua la nouvelle philosophie durant un déplacement en Italie. « Je dirai un mot au sujet d’un aspect international du fascisme », déclara Churchill. Hors de vos frontières, votre mouvement a rendu service au monde entier… L’Italie a montré qu’il est possible de combattre les forces subversives de manière à rallier les masses d’un peuple convenablement dirigé vers un idéal et la volonté de défendre l’honneur et la stabilité d’une société civilisée. » Ce ne fut que lorsque les Etats fascistes commencèrent à menacer les intérêts anglo-américains que leur philosophie tomba en disgrâce, du moins temporairement. Les hommes et les enfants de la classe ouvrière dans le monde étaient désormais forcés soit de défendre, soit de combattre le Goliath entretenu par les élites au sein de leur propre nation. Le cauchemar de la 2e guerre mondiale commença. (…) En dépit de sa rhétorique portant à croire le contraire, Truman soutint le fascisme et les dirigeants totalitaires du monde. »

Notre système monétaire : un système d’exploitation au profit des banques privées (Gérard Foucher)

Ce sont les banques privées qui créent la monnaie et qui s’arrogent donc un pouvoir gigantesque sur nos existences

« Aussi incroyable que cela puisse paraître quand on l’entend pour la première fois, notre monnaie commune, indispensable pour que l’économie puisse fonctionner, n’est pas créée par l’État, ni par une Banque Centrale.
La monnaie, toute la monnaie que nous utilisons tous les jours pour nos échanges, est créée et distribuée par le réseau des banques commerciales à chaque fois qu’une banque accorde un crédit à quelqu’un.  (…) Cette pratique fait que chaque centime de monnaie est en réalité une dette qui circule pour les échanges de tous. Ce qui fait que chaque centime de monnaie est soumis à un intérêt. Cette rémunération remonte en permanence au système bancaire et occasionne une perte sèche de richesse pour l’ensemble de la société, sauf bien sûr pour ceux qui la perçoivent. »

Gérard Foucher (source)

Notre système monétaire : un instrument d’extorsion de la richesse créé par tous au profit des banques privées

« La monnaie étant donc, dans ce système, une dette détenue par le secteur bancaire, elle est soumise au prélèvement d’un intérêt. Toute la monnaie en circulation est soumise au prélèvement d’un intérêt. Personne ne peut y échapper.
L’intérêt est d’abord payé par tous les clients qui ont contracté un crédit auprès d’une banque et qui ce faisant ont assuré l’émission monétaire. Ensuite, tout le monde achète des biens et des services. Or les intérêts que les entreprises sont obligées de payer sur leurs besoins de financements sont intégrés dans les prix. Donc tout le monde paye tout un peu plus cher.
Enfin, l’État est obligé lui aussi d’emprunter pour financer ses dépenses, toujours excessives, et les intérêts de ses déficits précédents. Ces coûts constituent une grande partie des impôts obligatoires (l’équivalent en France de la totalité de l’impôt sur le revenu !).
Tout le monde est donc obligé de contribuer au paiement des intérêts de ceux qui ont emprunté au départ, entreprises, particuliers ou État.
Du simple fait que nous utilisons pour comptabiliser nos flux des unités monétaires payantes, l’ensemble de l’économie (particuliers, entreprises et État) est obligé de payer et de faire payer absolument tout, à un coût supérieur à la réalité commerciale.
De ce simple fait, le secteur bancaire reçoit sous la forme de l’intérêt monétaire une rente infinie, éternelle et permanente sur l’ensemble des transactions et des opérations d’échange effectuées par l’ensemble de l’économie publique et privée. On comprend dès lors pourquoi tous les plus beaux immeubles de la terre, et bien d’autres richesses, sont détenus par des banques.
Il est vrai qu’une partie de cette rente est redistribuée par le secteur bancaire, sous la forme de paiements : le secteur bancaire par exemple, paye des intérêts aux épargnants qui ont la « chance » d’avoir un peu plus de monnaie que les autres ; il effectue des achats, fait des dépenses ; il se redistribue de l’argent à lui-même sous la forme des rémunérations et des bonus à la hauteur de l’énormité des gains réalisés.
Mais d’un point de vue macro-économique, c’est l’économie toute entière qui paye, et le secteur bancaire seul qui encaisse.

Or, d’un point de vue mathématique, puisque
: 1. toute la partie négative de la monnaie (« La Dette » qui est la contrepartie de la masse monétaire positive en circulation) est soumise à un intérêt permanent, et que
2. il est impossible de laisser diminuer la masse monétaire faute de créer immédiatement un blocage des transactions, et que donc il est indispensable de conserver la partie négative intacte autant que possible,
alors, il est impossible de diminuer « La Dette ».
En conséquence, puisque les intérêts s’additionnent, se composent, s’accumulent pour payer les intérêts précédents d’une dette qui ne peut pas diminuer, alors le niveau d’endettement ne peut que mécaniquement augmenter. Le système monétaire actuel représente donc une véritable subvention progressive, cumulative et perpétuelle au profit d’un secteur bien particulier de l’économie, au détriment de tous les autres. »

G. F., (« 15 bonnes raisons de s’intéresser à la monnaie »)

Notre système monétaire : un système qui pousse à la cupidité et à la guerre de tous contre tous

« Dans un système où la monnaie ne peut être créée qu’avec de la dette payante, il faut en permanence des nouveaux crédits pour payer les intérêts des crédits précédents. Il n’y aura donc jamais assez de monnaie dans l’économie pour payer à la fois la dette et les intérêts en cours.
On peut dire que pour parvenir à payer la dette et les intérêts de la dette, il faut :
– soit emprunter encore plus pour payer les intérêts de la dette (« rouler la dette » : c’est ce que font les gouvernements)
– soit piller l’économie et la planète pour trouver assez de monnaie pour rembourser les crédits et les intérêts en cours. Comme tout le monde a besoin de monnaie, tout le monde cherche à vendre et à exporter (d’où la concurrence aveugle entre pays, entre entreprises, entre personnes)
– soit réussir à gagner plus que les autres pour payer ses propres intérêts et ses propres impôts (d’où la concurrence féroce entre tous, pour les rares emplois, pour les emplacements commerciaux, pour les « bonnes places » : d’où la corruption, les passe-droits et les pots-de-vin). Ça peut marcher pour certains (c’est la « sélection naturelle » !). Les autres resteront sur le carreau.
– soit que de nouveaux emprunteurs arrivent pour créer la monnaie qui permettra de payer les intérêts des crédits précédents (d’où la nécessité de croissance).
Quoi qu’il en soit, ce système crée une insuffisance permanente et structurelle de monnaie qui ne peut pas engendrer autre chose que des comportements de survie individuelle, de manque, de concurrence féroce et de rapacité.
L’Être humain étant une espèce dont la qualité principale est l’adaptabilité, on peut facilement comprendre, et de nombreuses études scientifiques le prouvent (…), que des règles du jeu reposant sur le manque et l’inégalité engendrent des comportements offensifs, égoïstes et usurpatoires.
Dans un tel monde, c’est toi ou moi. Si je ne parviens pas à prendre ce qu’il me faut pour satisfaire à mes engagements, c’est toi qui me prendra tout ! Quand on parle d’argent, c’est du sérieux.
Le fait de mesurer les échanges avec un outil monétaire toujours plus rare et privateur brise les liens que le crédit mutuel ancien, toujours disponible et facile à créer, perpétuait et renforçait (…). Désormais, même en famille, les rapports sont altérés, et l’expression « régler ses comptes » prend tout son sens. »

G. F., (« 15 bonnes raisons de s’intéresser à la monnaie »)

Notre système monétaire : un système qui rend les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres

« Dans un tel système :

La distribution du pouvoir d’achat est inéquitable par construction. En effet, plus on est « riche », plus l’accès au crédit est facile et bon marché (pensez « gros projets », « immobilier », et « multinationales »), et plus on est « pauvre », plus l’accès au crédit est difficile et cher (pensez « découvert », et « agios »…).
De plus, dans un tel système, ce sont par définition les gens qui ont plus de monnaie que la moyenne qui reçoivent le plus gros des intérêts, et ce sont les gens qui ont moins de monnaie que la moyenne qui payent les intérêts. Dans un tel système, les plus riches s’enrichissent, et les plus pauvres s’appauvrissent.

La monnaie-dette est donc un système parfaitement efficace de redistribution des richesses du bas vers le haut.
D’où la nécessité absolue de mettre en place des mécanismes de compensation comme les impôts ou les cotisations sociales. Mais ces prélèvements ne sont, au mieux, que des flux inverses au prélèvement principal qui s’exerce en amont. »

G.F (source)

Notre système monétaire : un système esclavagiste

« Une situation d’esclavage s’établit dès lors que deux conditions sont réunies :
1. un être humain dispose d’un droit de vie ou de mort sur un autre
être humain, alors nommé « esclave »
2. l’esclave ne peut pas s’échapper sous peine de mort.

(…)Les deux conditions ci-dessus existent aujourd’hui, alors même que l’instrument de l’esclavage n’est pas le fouet ni le fusil, mais la monnaie. Les « maîtres » étant les détenteurs du pouvoir monétaire, les « esclaves » étant tous les autres.
Peut-on se soustraire à ce système pour éviter d’en devenir victime ?
Il faudrait pour cela pouvoir disposer du temps de vie et des moyens nécessaires pour satisfaire les besoins vitaux : nourriture, sécurité, abri, et cela sans avoir besoin de recourir à la monnaie. Pour les moyens, il faudrait donc pouvoir cultiver son propre jardin, se regrouper pour se protéger et pour construire ses propres habitations… Mais pour cela, il faudrait pouvoir trouver des terrains libres et des ressources libres dont personne ne serait encore propriétaire, ce qui est impossible compte-tenu des règles régissant le droit de propriété et de la quasi-universalité de leur application. Cette situation met les candidats à l’émancipation dans l’obligation de disposer de monnaie pour acquérir les lieux et les moyens de vivre sans monnaie, ce qui est une contradiction irréductible. Par ailleurs, le temps de vie qui serait nécessaire pour faire tout cela est lui-même accaparé par la nécessité vitale de trouver de la monnaie pour satisfaire les besoins vitaux.

Sans monnaie, pas de vêtements, pas de toit, pas d’eau, pas de nourriture. Sans monnaie, on meurt. Or, pour l’immense majorité des humains, il n’est pas possible, ou strictement interdit, de créer la monnaie indispensable pour vivre.
Seuls certains humains, après en avoir revendiqué et obtenu le monopole par la Loi, disposent de ce privilège.

Pour la plupart des humains, il faut donc, pour avoir le droit de rester en vie, se soumettre à ceux qui produisent de la monnaie, c’est-à-dire à ceux qui ont le pouvoir d’en créer.
Conclusion :
Étant donné que : d’une part le système monétaire actuel confie le pouvoir exclusif de créer la monnaie à certains humains et pas à d’autres, et que d’autre part le fait de disposer ou non de monnaie détermine la possibilité, ou non, d’accéder aux moyens d’assurer les besoins vitaux, alors :
1. Le pouvoir de créer la monnaie est un pouvoir de donner la vie ou de la refuser, ce qui est précisément la définition de l’esclavage (…).
2. Les humains ne disposant pas du pouvoir de créer la monnaie ne peuvent pas s’échapper de ce système sans risquer de perdre leur propre vie.
Donc à la question : « Le système monétaire actuel est-il un système esclavagiste ? », nous pouvons répondre : « Oui. » »

G. F., (« 15 bonnes raisons de s’intéresser à la monnaie »)

Quelles solutions ?

« La solution va prendre du temps à se mettre en place, parce qu’il faut ménager des intérêts extrêmement puissants, mais ce qu’on peut imaginer, c’est que petit à petit, avec le temps, on reprenne peu à peu le privilège de la création monétaire au secteur bancaire et qu’on le redonne non pas à l’État ni aux politiciens, mais directement à la société civile, c’est-à-dire aux citoyens, et là, on peut se dire :

Pourquoi ne déciderions-nous pas d’appliquer le fameux principe de subsidiarité, qui veut qu’à chaque échelle de responsabilité, une communauté donnée puisse avoir les moyens de mettre en oeuvre les décisions qui la concernent ? Décision nationale : État. Décision régionale : région. Communale : commune…

Pourquoi ne pas aller au bout du raisonnement et se demander quel serait, dans une société humaine, le niveau le plus fin possible de subsidiarité : la réponse est évidente, c’est l’être humain, l’individu, la personne humaine.

Et pourquoi ne pas donner à chaque citoyen et à chaque citoyenne le droit de décider librement, en son âme et conscience, ce qu’il ou elle veut vraiment financer ou ne pas financer ?

Pourquoi ne pas adopter la solution la plus logique, la plus équitable, et qui en plus est parfaitement conforme aux valeurs de la France :

Donner régulièrement à chaque citoyen, de manière individuelle, inconditionnelle et universelle, sa propre part de monnaie commune.

Libre à lui ou à elle, de l’utiliser comme bon lui semble : dépenser, épargner, rembourser une dette, ou financer librement et volontairement, seul ou à plusieurs, à cent, à mille ou à dix millions, les projets qu’il ou elle jugera bon de financer pour son avenir et l’avenir de ses enfants. De l’énergie nucléaire ou des énergies renouvelables, un sauvetage des banques ou une transition écologique, une guerre ou une économie sociale et solidaire ?

Voilà la véritable démocratie : la démocratie économique. Chaque décision d’achat, d’investissement, de financement devient l’expression du droit de vote économique de chacun.

Voilà la véritable Liberté, la véritable Égalité, qui nous permettra d’aller, espérons-le, vers une véritable Fraternité. »
G. F. (source)

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Lire aussi : « Gérard Foucher : un dividende universel pour une monnaie égalitaire »

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Gérard Foucher est un citoyen engagé. Il a publié en 2012 « Les secrets de la monnaie – changer la monnaie pour changer le monde ». « 15 bonnes raisons de s’intéresser à la monnaie» en constitue une version allégée et gratuite.