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La guerre au Congo et la responsabilité des Occidentaux

Une guerre ravage toujours le Congo. Une guerre qui dure depuis dix-sept ans maintenant et qui a déjà causé la mort de plus de cinq millions de personnes. Une guerre pour le contrôle des ressources de ce pays riche. Une guerre que les pays occidentaux appuient sans scrupules et dont ils profitent allègrement.

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DU SANG DANS NOS PORTABLES !

« 80% des ressources mondiales de certains minerais indispensables à nos téléphones portables, nos ordinateurs portables, nos consoles de jeux, nos appareils photo numériques, nos tablettes… se trouvent au Congo.

Les richesses immenses que représentent ces ressources font l’objet de guerres depuis plus de 15 ans, pour le contrôle de l’exploitation et du commerce des minerais (coltan, cassitérite…).

De nombreux groupes armés pillent les mineurs, leurs familles, leurs villages, ils torturent, violent et tuent. Les pires atrocités sont commises.

Pour que nos enfants puissent jouer à la PlayStation, des enfants du Congo travaillent dans des mines sans aucune sécurité et dans un air irrespirable pendant parfois une semaine ; ils y meurent quand elles s’effondrent. D’autres enfants sont enrôlés comme soldats, certains deviennent orphelins et d’autres encore sont tués sous les yeux de leurs mères…

Le coltan capté par les pillards est vendu sur les comptoirs locaux avant de partir pour l’étranger et d’intégrer l’industrie de l’électronique, sans qu’aucun boycott ni aucune traçabilité ne soit mis en place par aucune firme ni aucune autorité. L’argent de la vente est réinvesti par les pillards dans leur propre armement au lieu de profiter à la population, manquant terriblement à ses besoins les plus élémentaires qui portent sur la scolarisation, la santé, l’alimentation…

Plus de 5 millions de Congolais ont été tués dans les guerres et les guérillas, ce qui fait de ce conflit le plus meurtrier depuis la 2nde guerre mondiale. Dans une parfaite hypocrisie collective les compagnies de l’industrie électronique (Apple, Samsung, Nokia et quantité d’autres…), informées pourtant depuis longtemps, préférant toujours un mercantilisme assassin à une éthique honnête.

5 millions de tués, c’est 25 fois l’hécatombe du Tsunami de 2004, 25 fois celle du séisme d’Haïti en 2010, 250 fois le Tsunami du Japon en 2011, 2 TGV de cadavres chaque jour pendant 15 ans… mais la différence fondamentale et ce que l’Histoire retiendra aussi, c’est que ces hommes sont tués par d’autres hommes pour les voler, pour le profit de nos entreprises, pour servir notre « progrès » et dans l’indifférence générale.

Nous sommes abreuvés de documentaires, d’enquêtes, de fictions sur les barbaries passées mais celle qui fait notre quotidien et pour laquelle nous prenons tous part consciemment ou non, est toujours ignorée, écartée des grands flux d’informations – trop culpabilisante ? des effets redoutés sur la consommation ? ou trop peu… divertissante ? Il faudrait interroger nos chers « responsables » et ceux des médias…

La douleur elle, traversera le temps et aucune justice ne pourra jamais réparer ce crime incroyable de l’humanité contre l’humanité. Il est temps d’y mettre fin ! »

http://www.portablesdusang.com/

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Le téléphone portable, gadget de destruction massive

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« Derrière sa façade clinquante, le téléphone portable est un concentré de nuisances. D’abord à cause de ses puces électroniques. Eric D. Williams, chercheur à l’université des Nations unies, à Tokyo, a mesuré les éléments nécessaires à la fabrication d’une puce de deux grammes. Résultat : 1,7 kilo d’énergie fossile, 1 mètre cube d’azote, 72 grammes de produits chimiques et 32 litres d’eau. Par comparaison, il faut 1,5 tonne d’énergie fossile pour construire une voiture de 750 kg. Soit un ratio de 2 pour 1, alors qu’il est de 630 pour 1 pour la puce. (Libération 21/11/02).

« Ce n’est pas tout. Outre ses puces, votre téléphone a besoin de condensateurs en coltan (ou colombo-tantalite), un minerai malléable, résistant à la chaleur et à la corrosion. Celui-ci est extrait notamment en République Démocratique du Congo (RDC), où se trouvent les plus importants gisements mondiaux.

Comme les diamants, le coltan a été au centre d’une guerre pour le contrôle des ressources qui a tué plus de 3,5 millions de personnes dans sept pays depuis 1998. « Tout une série d’entreprises se sont créées dans cette zone, en association avec les grands capitaux transnationaux, les gouvernements locaux et les forces militaires (de l’Etat ou de la guérilla) qui se disputent le contrôle de la région concernant l’extraction du coltan et d’autres minerais. L’ONU n’hésite pas à affirmer que ce minerai stratégique finance une guerre que l’ancienne Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Madeleine Albright, a dénommée « la première guerre mondiale africaine ». » (World Rainforest Movement, http://www.wrm.org.uy)

Au Congo, de nombreux enfants sont retirés de l’école pour travailler dans les mines de coltan. Le minerai est acheté aux rebelles et à des compagnies minières hors-la-loi par des sociétés internationales, dont Cabot Inc. aux Etats-Unis, HC Starck en Allemagne (filiale de Bayer), et Nigncxia en Chine. Ces sociétés transforment le minerai en une poudre qu’elles vendent à Nokia, Motorola, Ericsson, Sony, Siemens et Samsung.

Conclusion qui ne figure pas sur la notice de votre portable : « Il semble évident que les consommateurs du Nord, soit la majeure partie de la demande solvable et les derniers maillons de la chaîne, ont en partie contribué indirectement à la poursuite du conflit en RDC. » (« La route commerciale du coltan congolais : une enquête », Groupe de recherche sur les activités minières en Afrique (Grama), université de Québec, 2003)

Le journaliste africain Kofi Akosah-Sarpong a même exprimé que « le coltan, généralement parlant, n’est pas en train d’aider les habitants locaux. En réalité, il est la malédiction du Congo ». Il a également révélé que des évidences de contamination par ce minéral existent et que celles-ci signalent le rapprochement entre le coltan et les déformations congénitales des bébés de la zone minière qui naissent avec les jambes de travers. » (World Rainforest Movement, http://www.wrm.org.uy)

Les mines de coltan sont situées en majorité dans l’est de la RDC, dans la région du Kivu, sur le territoire des derniers gorilles des plaines, des okapis et des éléphants. Bilan de l’activité minière : saccage des forêts et des cours d’eau et massacres d’animaux. Au rythme actuel, les spécialistes estiment à 10 ou 15 ans maximum l’espérance de survie des gorilles. (Sciences et Avenir Juin 2004). »

« Changer de téléphone signifie jeter son téléphone. Depuis le lancement de ce gadget sur le marché, 500 millions d’exemplaires ont déjà été jetés (130 millions rien qu’aux Etats-Unis en 2005), grossissant les montagnes de déchets électroniques et électriques (DEEE). En France, nous en produisions 25 kg par personne en 2001, et ce chiffre doit doubler d’ici 2013. « Or, ces déchets sont loin d’être anodins. Ils concentrent un mélange complexe de matières et de composants particulièrement toxiques. Métaux lourds, cadmium, mercure, et plomb en grande quantité. Ces substances, ennemies de longue date de l’air, des sols et des nappes phréatiques, menacent également la santé des êtres vivants. Quelques mois suffisent pour qu’un téléphone mobile dernier cri et un ordinateur ultra-performant se métamorphosent en bombes à retardement pour l’environnement. » (Le Figaro Magazine 07/07/01) »

« L’étude européenne Réflex, dont les résultats furent dévoilés le 8 décembre 2004 par la fondation allemande Verum, a été financée par l’Union européenne et par les gouvernements suisse et finlandais. Elle a mobilisé douze laboratoires pendant quatre ans. Ses conclusions : « Les champs électromagnétiques générés par les antennes des téléphones portables provoquent indirectement des ruptures dans les brins d’ADN de cellules humaines et animales. Ils vont même jusqu’à perturber la synthèse de certaines protéines. »  Ces impacts apparaissent pour des doses d’énergie inférieures aux seuils définis par la législation française (2 watts par kilo, d’après la recommandation de la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants). (…) Un chercheur belge, Luc Verschaeve, du Vlaamse Instelling voor Technologish Onderzoek, explique que les ondes atteignent, à deux centimètres de profondeur, la zone la plus sensible du cerveau : le cortex, provoquant une élévation de sa température d’environ un degré Celsius. Bref, la tête dans le micro-ondes.  « Si l’on téléphone régulièrement et pendant de longues périodes il n’est pas impossible que l’effet thermique finisse par léser l’ADN cellulaire et provoquer des tumeurs cancéreuses » (Science et Vie Avril 1999) »

« Les dégâts sanitaires de la téléphonie mobile seront sans doute niés aussi longtemps que ceux du tabac. Si votre cerveau flanche, c’est que vous vieillissez. Il sera peut-être plus difficile à l’industrie de réfuter sa responsabilité dans l’autre catastrophe en cours, qui nous menace tout autant : la disparition des abeilles. Outre l’efficacité insecticide sans égale des Gaucho, Regent et autres pesticides systémiques, la pollution électromagnétique semble avoir sa part dans le « syndrome d’effondrement des ruches », plus encore depuis l’apparition de la téléphonie « 3G », au débit plus élevé. Pour mémoire, 60 à 90 % des colonies domestiques ont disparu aux Etats-Unis depuis 2006. Les agriculteurs américains doivent importer des ruchers pour assurer la pollinisation de leurs arbres fruitiers. Même drame en Europe depuis une dizaine d’années : les abeilles disparaissent sans laisser de trace. Or, nous rappellent des chercheurs rabat-joie, celles-ci utilisent les champs magnétiques terrestres pour s’orienter, et émettent des signaux électromagnétiques d’une fréquence de 180 à 250 Hz lors de leurs danses de communication.
Expérience : placez quatre essaims d’abeilles à 800 mètres de leurs ruches respectives. Exposez deux des quatre ruches aux émissions d’un téléphone sans fil, laissez les deux autres tranquilles. Observez les abeilles. Résultats obtenus par l’équipe des professeurs Stever et Kuhn de l’université allemande de Koblenz-Landau : les deux premiers essaims retrouvent fort mal, voire pas du tout leur ruche communiquante, tandis que les deux autres s’en sortent très bien. On vous aura prévenus.
Rappelons modestement aux pros de la « 3G », du Bluetooth et du Wifi que les abeilles sont ces insectes pollinisateurs qui, en butinant les fleurs, assurent la fécondation indispensable à l’apparition de fruits et légumes. Un tiers du volume de ce que nous mangeons, pour être précis. Mais on ne peut pas tout avoir : des tomates et l’iPhone.

Pièces et main d’oeuvre, Le téléphone portable, gadget de destruction massive [ouvrage consultable dans son intégralité ici]